L'homme n'est autre chose qu'un élément de synthèse dont l'humilité reste non seulement le fondement, mais la signification de sa grandeur. C'est effectivement un moyen et une occasion pour ce dieu tombé du Ciel de redevenir ici-bas le favori de la compétition inter-universelle. C'est là le sens que le Créateur accorde à la liberté et c'est une manière qui lui est singulière de désigner un vicaire.
Read more...Si l'Islam donne une grande importance à la pureté de l'âme c'est pour aider l'homme à assumer pleinement et efficacement son rôle dans le fonctionnement de la société. Cela d'autant plus que la société demeure le cadre d'application de ses sublimes enseignements et de l’élévation spirituelle qui habite les âmes dévouées aux pratiques cultuelles ; ce qui au cas échéant va impacter sur la vie sociale de l’homme. Certes, la prière éloigne l'homme de la turpitude et de ce qui est détestable
En effet, il ne fait l'objet d’aucun doute que le changement reste une des caractéristiques de la vie en société, rigoureusement prise en considération par la charia. C'est d’ailleurs ce qui explique sa souplesse, son caractère évolutif et sa variabilité.
S’il est vrai que le progrès demeure un mécanisme consubstantiel à la dynamique évolutive de la société, force est de reconnaître que certains domaines de la législation islamique s’inscrivent dans la constance en ce sens qu’ils constituent les piliers fondamentaux qui soutiennent la doctrine musulmane. Ces constantes de la charia ne s’inclinent devant aucune contingence consécutive à un changement de temps ou d’espace. Seulement, la charia n’est pas faite que de constantes il y a aussi les variables qui tiennent à la souplesse et à l’élasticité du texte.
L’existence de ces variables n’est-elle pas en elle-même une invite à un perpétuel renouvellement de la lecture du Livre Sacré ? Mais cet exercice intellectuel hautement risqué doit-il se faire n'importe comment et par n’importe qui ? N'y a-t-il pas de paramètres pour cet exercice et des critères pour les personnes habilitées à le faire ?
Parce qu’universel, le message islamique s’adresse à tous les peuples du monde dans leur diversité biologique et culturelle. Cette diversité n’est en réalité qu’une manifestation de la miséricorde divine et une source d’enrichissement mutuel entre les différentes communautés :
O vous, les hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus pour que vous vous connaissiez mutuellement. En vérité, le plus noble d'entre vous auprès de Dieu est celui qui l'emporte en piété. Dieu est omniscient, Il est instruit de tout. (Les Appartements - Al-Hujurât).
Aujourd’hui, cette coopération s’avère plus que jamais nécessaire. N’est-il pas urgent face à la détérioration des relations entre les peules d’en revoir les fondements et réviser les paramètres ? Que faire pour bâtir une intégration positive qui repose sur l’acceptation et le respect mutuel entre les acteurs comme le préconise le Responsable Moral ? Quelle leçon tirer de l’attitude du Prophète qui a fait d’un mécréant, Abdallah Ibn Ouraykhat, son guide sur le chemin de l’Hégire ?
En tout état de cause, une intégration bien réussie ne peut qu’impacter positivement les secteurs de la vie. Pour gagner ce pari, l’intervention d’une politique claire et efficace s’impose.
Mais la politique peut-elle réaliser quelque chose en l’absence de la souveraineté nationale et de la bonne gouvernance ? La question est de savoir si l’humanité a eu la chance de voir cet idéal de gouvernance se réaliser avec les pensées politiques qui ont marqué l’histoire ; de Platon avec sa « République» au communisme en passant par le libéralisme et les régimes dits démocratiques.
Comment imaginer qu’il existe un système de pensée politique beaucoup plus parfait que celui proposé par l’Islam ? Ce système ne prône- t-il pas le respect de la dignité humaine, la justice, la coopération, l’intégration, la tolérance, l’équité, l’égalité de chances et la transparence ? Ne rejette-il pas le règne oligarchique ou le monopole du pouvoir par une caste de magnats.
En tout état de cause la Cité Etat de Médine demeure pour toujours un modèle de gouvernement. Le Prophète (PSL) et ses successeurs (comme le Calife Oumar Ibn Al khatab et Oumar Ben Abdel Aziz) ont appliqué ces principes dans tous les secteurs de la vie : politique, social et les relations internationales.
La marche vers le développement est en réalité une des nobles missions assignées à l’homme en tant que vicaire de Dieu sur terre. En effet, Allah exhorte les hommes à développer la terre et à s’abstenir de tout comportement pouvant conduire à sa destruction. « Il vous a produits de la terre et Il vous y a établis». Pour Serigne Cheikh ce verset renvoie à la notion de Développement intégré.
C’est bien après que le concept de ‘’développement durable’’ a été consacré par le sommet de Rio (Sommet de la Planète Terre) en 1992. Son objectif est de satisfaire les besoins de développement des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Pour cela, il s’inspire des principes de précaution (n’attendons pas l’irréparable pour agir), de prévention (mieux vaut prévenir que guérir), d’économie de bonne gestion (réduire les gaspillages) et de solidarité (léguer aux enfants un monde vivable). N’est-ce pas là, les mêmes principes dégagés par l’islam depuis le VIème siècle ? Car pour l’islam le développement repose sur un certain nombre de fondements à savoir la lutte contre la destruction des écosystèmes, le respect de l’ordre des priorités, l’équilibre et la modération « Allez-vous construire sur chaque colline un monument pour vous divertir ? ».
Mais pour être efficace, le processus de développement a besoin d’un système économique fiable. En vue de permettre à l’Etat islamique de remplir convenablement sa mission, le Coran a posé les jalons d’une économie reposant sur la dignité humaine et la justice sociale. C’est dans ce registre qu’il faut classer les propos du prophète qui nous apprend que" les gens doivent être associés à trois choses sans aucune forme de discrimination : l'eau; le feu et le pâturage". Concernant les échanges entre les peuples l’islam met l’accent notamment sur le travail la quête de la performance, l'incitation à l'investissement l'interdiction de l'exploitation de la thésaurisation et de l'usure.
Qu'est ce qui empêche donc aux musulmans d'adopter un aussi merveilleux système économique ? Est-ce parce que ce système est devenu obsolète dans le contexte actuel ou qu’ils sont obnubilés par l’alternative occidentale qui leur donne satisfaction ? Dans quelles mesures les orientations économiques du Coran pourraient être mises en application pratique ?
Quoi qu’il en soit le retard de l’Ouma sur le plan matériel est devenu tel qu’elle ne compte que sur l’Occident pour résoudre ses problèmes.
Personne ne peut nier l’intérêt que l’Occident porte à la recherche scientifique et les efforts inlassables qu’il fournit pour construire son développement. De même l’occident ne peut pas ne pas reconnaitre les énormes profits qu’il a tirés de son contact avec l’Islam surtout dans les domaines de la médecine de l’astrologie de l’architecture ?
Comment comprendre donc ce retard des musulmans ? Est-il la conséquence directe de leur éloignement de leur héritage ? Est-ce l’incompétence des musulmans ou les stratagèmes de leurs contempteurs qui sont à l’origine de cette situation qui plonge l’Ouma dans la désunion et le suivisme aveugle ?
Et obéissez à Dieu et à Son Envoyé. Ne vous querellez pas, sinon vous perdriez courage et votre chance de succès s'amenuiserait."
Est-ce le jugement [de l'époque] de l'ignorance qu'ils recherchent ? Mais qui donc est meilleur juge que Dieu pour des gens qui croient avec certitude?
La liberté est d’une des plus exaltantes valeurs humaines. Même si le Coran n’a pas utilisé ce mot explicitement il n’en demeure pas moins qu’elle a été consacrée dans bien des versets :
Dis : " La Vérité vient de votre Seigneur.
Que celui qui le veut, croie, et que celui qui le veut, mécroie "!
Le Calife Oumar n’a prononcé sa fameuse boutade « depuis quand avez-vous les gens en esclaves alors qu’ils sont nés libres » que pour exprimer et confirmer cette position du Coran.
Il est vrai que toutes les grandes constitutions accordent une place de choix à la liberté dans leurs dispositions et posent des conditions et limites quant à leur exercice mais comparées aux orientations du Coran on ne peut s’empêcher de faire un certain nombre de remarques importantes.
D’abord, pour le Coran la liberté se résume en deux choses : la possibilité de choisir et l’absence de contrainte dans l’option religieuse : Pas de contrainte en religion !
Cette liberté telle que définie par le Coran est absolue tant que son exercice ne porte pas préjudice aux autres.
En ce qui concerne le droit positif on peut dire qu’il reprend par la main gauche ce qu’il a donné par la main droite. En effet les systèmes qui ont enfanté ce droit déroulent tout un arsenal de techniques juridiques savamment concoctées pour contourner les rigueurs de la loi; de l’instrumentalisation des medias à la manipulation et aux tripatouillages des textes en s'engouffrant dans les brèches et en exploitant les maillons faibles.
Les multiples problèmes qui secouent le monde et l’Ouma posent avec force la nécessité d’instaurer un système éducatif fiable et intégral pour aider l’homme à remplir pleinement son destin.
Il existe certes, des systèmes éducatifs divers et variés, mais le système islamique de par sa méthode, ses finalités et son émanation reste à nul autre pareil.
Ne connaît-Il pas ce qu'Il a créé, Lui qui est le Subtil, Celui qui est instruit de tout ?
Oui, ce Coran conduit à ce qu'il y a de plus droit.
Pour y arriver l’homme doit utiliser toutes ses forces mystiques intellectuelles psychologiques et physiques.